



1982: les Faunes.
4 peintures sur un ensemble d'une dizaine, vinyl & glycéro sur papiers collés, matériaux divers, 120x150 cm environ.
Mallarmé, avec L'après-midi d'un Faune, opère sur le langage ce que Cézanne travaille avec Les grandes baigneuses en peinture: prendre appui sur un corpus classique (le corps dans le paysage, la mythologie) pour exprimer le langage lui-même: les mots disent leur propre assemblage autant qu'ils (dé)constuisent le « récit », la matière picturale étale des verts, des ocres et des bleus tout à la fois nymphes, arbres, étang.
L'attitude mallarméenne, s'emparant d'un morceau de mythologie pour le réduire progressivement d'une ambition théâtrale à la fulgurance d'un monologue, me fascinait, me fascine toujours.

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