



La Salpétrière, 2ème série.
(Octobre-Novembre 90, 4 tableaux, cire sur toile, 165 X 150 cm)
Les 4 tableaux , Nord, Est, Sud et Ouest, montrent des parties du plan, où les directions cardinales sont alignées avec l'axe vertical des tableaux, (et cela à des échelles croissantes, pour déjouer la symétrie induite par plan central); les couleurs dominantes (camaïeux, tendant à la monochromie) sont distribuées selon un cycle solaire (Nord: froid, bleu sur noir; Est, clair, jaune; Sud, chaud, rouge; Ouest: ocres, terres).
Le dispositif d'exposition (d'installation) est conçu comme un préalable à la peinture, non comme accrochage a-postériori des tableaux dans un espace indifférent: les tableaux doivent être positionnés selon les directions cardinales, quelle que soit l'orientation des murs de la salle, sur des cimaises mobiles ; l'effet de zoom induit alors une circulation, un déplacement du regard, du spectateur.
L'exposition, au lieu de simplement donner à voir des tableaux accrochés au mur, doit les "mettre en scène", articuler l'espace où nous regardons la peinture à l'espace d'où la peinture (les tableaux) "nous regarde".C'est à dire qu'elle est une scénographie, où l'accrochage des tableaux (dans leur autonomie d'objet et leur clôture spécifique) détermine un espace qui dépend des tableaux autant que de la salle qui les contient: les peintures recréent l'architecture.
L'intention de cette pièce (4 tableaux + 1 dispositif) est de donner à la peinture le pouvoir de « mettre en tension » le lieu d'accueil (la salle d'exposition) pour mieux manifester le lieu de référence. Cela au moyen d'un arbitraire, l'orientation cardinale, qui joue de manière analogue entre les trois espace : de référence, de représentation, d'exposition.























