




20 monotypes, acrylique et huile sur vélin, 16 x 14 cm, 2010.
Un ensemble de 20 petites estampes monotypes, dont le principe reprend l'étagement de couleurs (blanc/jaune/noir/brun) sur les rochers.






Paysages 2010
acrylique sur papier, 65x50
huile sur toile, 50x50
Comme souvent, le paysage est réduit à des bandes de couleurs horizontales. Il s'agit de variations sur une séquence de couleurs: - blanc/jaune/noir/brun - dont le point de départ est l'étagement des couleurs que présentent les lichen sur les roches du littoral.










2010. formes estampées en papier, sur papier vélin 40x32cm, peinture acrylique, pigments.
Après un long parcours (20 pages) dans mes premiers travaux (les années '80), retour à mes peintures récentes.
Les travaux de 2010 se situent dans le prolongement de ceux de 2009: le motif est encore celui des demi-coques. Ce sont des peintures sur papier, avec un relief en papier également, volumes gaufrés sur une forme en bois et greffés sur la surface peinte. Les déformations occasionnées par ce procédé incertain, la fragilité du matériau, la surface poudreuse du pigment concourent à ramener ce relief à un objet simplement pictural.



La partie « monochrome qui évoque un mur est divisée par un schéma figuratif, qui renvoie à l'architecture. A l'architecture, non comme répertoire de motifs (les colonnes, les cariatides ...), mais comme dessin d'un espace; et sous la forme dont l'espace est dessiné par l'architecte : plan, coupe élévation.
La frise persiste, mais tend à l'effacement. (certaines figures "manquent", blancs); le dessin devient plus délié, montre un drapé plutôt qu'un corps; la couleur est un un gris d'addition, le "gris d'oubli"; cette frise, devenue anecdotique, n'apparaitra plus dans la série suivante.
Si le plan désigne avec évidence l'architecture, ce n'est pas une « imitation »: le motif devient comme une composition abstraite. La couleur est travaillée par recouvrements successifs, et le dessin apparait en « réserve », le trait est une frange étroite de la plage de couleur sous-jacente qui déborde (est préservée) ; c'est l'arrêt du champ coloré qui laisse voir, fait le dessin, comme un creusement de la surface.
La représentation de l'architecture se dédouble en 2 figures, historiquement et logiquement légitimées : le plan, projection absolument abstraite, et une silhouette , une vue frontale. Dans les tableaux, des raisons de composition imposent le choix d'échelles différentes. Ainsi, ces deux tableau éplacs cote-à-cote (diptyque) ne sauraient constituer une unité; d'où la nécessité de les situer autrement sur le mur, mais cependant ensemble : face à face, par exemple. Ce qui continue, à nouveau, une installation.
Emergence donc d'une scénographie, où l'accrochage des tableaux détermine un espace qui dépend d'eux, autant que de la salle qui les contient.




(5 peintures, acrylique sur toile, 180x150, 1988-89.)
Reprendre ce qui est induit par la petite frise d'octobre sur un tableau "grand format", 180 x 150 cm:
Une suite de figures de petite taille, formant frise et groupées rythmiquement, est mise en situation, "installée", en haut d'un tableau qui devient ainsi métaphore du mur. La frise est peinte en noir et blanc (dessin au fusain et blanc plâtreux) sur un fond de couleur; la facture en est mesurée, les figures groupées selon différents rythmes.
La partie inférieure de chaque toile est déclinée en une série de monochromes, mais (ces surfaces ne sont pas autoréférentielles, minimalistes) la littéralité en est déplacée: ces monochromes sont des métaphores, comme des représentations du mur qu'ils recouvrent et qu'ils désignent.
Ces tableaux, rapidement exécutés, rassemblaient en un système pictural cohérent les contenus théoriques et plastiques ressassés depuis une dizaine d'années (le tableau / le mur; l'histoire / la modernité; l'abstraction / la figuration; le fragment / le système; etc...) .
Mais il s'agit alors plutôt d'une synthèse que d'une ouverture.


Frises
petits formats formant frise (plusieurs ensembles, 1987-88)
Ces frises sont composées de petits tableaux séparés; ce sont, non virtuellement mais concrètement, des « installations », qui entrent par l'accrochage dans un rapport affirmé avec l'architecture: au ras du plafond.
octobre 88: 4 tableaux, 33x24, vinyl, pigment, sable sur contre-plaqué.
Les 4 panneaux, petits mais épais (relief sur le mur) sont d'un dessin simple (noir de fusain / blanc), et décoratif (déformations), La figure est calée par 2 aplats: sable et rouge vif, d'où un espace ambivalent, et de multiples possibilités des enchaînements d'un tableau à l'autre.
Cette frise très courte, outre l'accrochage au ras du plafond et vu sa modeste dimension, 33 x 100 cm, invite à une désignation supplémentaire du mur: le peindre, ou compléter la frise par un monochrome, qui serait métaphore du mur...
D'où de multiples expériences.







Les figures de bas-reliefs
Danse, diptyque, pigments et sable sur contreplaqué, 50x60 environ, 1987.
Bacchanale 1 à 4, pigments et sable sur toile, 165x150, 1987.
Enlèvement d'Europe; Centaure et nymphe, pigments et sable sur toile, 165x150, 1987.
Catégorie particulière de la sculpture, le bas-relief relève plus, il me semble, du pictural que du volume: les figures sont reliées à un fond, et la surface sculptée se regarde frontalement, comme un tableau.
Les reliefs antiques (sarcophages ou décors de monuments) avec leur figures déployées en frise sont le prototype d'une structure de composition classique, de Giotto à Poussin et à Cézanne.
Ces peintures reprennent les thèmes des peintures murales des années précédentes: l'enduit est métaphore du mur, et le non-peint signe du fragmentaire.
Une partie de la surface est recouverte d'un enduit de sable, agglutiné avec le même médium (acétate de vinyle) que les pigments: une matière entre l'enduit et la peinture.





canéphores : avril-mai 87
Prolongation de la série des "bustes" : des images doubles, avec enchaînement en frise, et une organisation colorée restreinte. J'ai cherché à ne plus représenter des fragments, mais à retrouver dans le motif même l'idée de fragmentaire, de morceau d'un ensemble.
Le motif (reprises: les Nymphes de Gougeon, les panneaux décoratifs de Braque) sont une référence directe à la thématique décorative, et affirment la continuité avec l'idée de muralité; le drapé est un effet de formes et de lignes abstraites (ou décoratives) qui « paraphrasent » le corps. Couleur: systématiquement, chaque tableau est construit sur les variations d'une seule teinte (pigment ou matière), ex: terre d'Ombre naturelle & brûlée. Ce qui permet de rendre sa densité au plan de peinture: non plus le clair-obscur (forme/lumière devant un fond/espace sombre) mais égale intensité du fond et des figures: idée de bas-relief plutôt que de masse. Le champ coloré s'arrête juste avant le bord, c'est à dire que le bord ne vient pas couper le plan de couleur; c'est à la fois faire jouer l'inachevé, le fragmentaire, et dire la stratification de la peinture, du support et de la surface.





Bustes (janvier à mars 1987)
5 peintures à la colle, fusain & pigments sur papier, 150x150 cm environ;
Peindre des fragments : J'avais déjà (carnets 84-86) déjà beaucoup dessiné de ces bustes antiques (Vénus et Néfertiti), d'abord parce que c'étaient des (beaux) corps, et aussi parce que vestiges: des fragments. (Il ne s'agissait plus d'une représentation fragmentée et lacunaire, mais de la représentation de fragments, de morceaux.) Enfin, ce sont des blocs, dont toutes excroissances (possiblement descriptives ou anecdotiques: les membres) ont été brisées : des sculptures "modernisées", en quelque sorte.
L'image double offre une possibilité d'extension, de dédoublement, à l'infini ... (au contraire du triptyque qui désigne le centre) : elle amorce une frise. C'est aussi une métaphore du dualisme qui traverse ma peinture : ancien/moderne, figure/fond, mur/tableau, etc.







Figures et enduit (1986) sur papier, toile, marouflage
Peintures à la colle, de 2 à 4 m2, où sont repris les procédés de peinture murale (L'invention des traces, Morlaix, au même moment). L'idée est de travailler les figures dans l'épaisseur d'un enduit (la peinture n'est pas simplement bidimensionnelle, ou pire 2D comme les images sur cet écran, c'est un volume, mais un volume mince, une stratification de matières, de gestes, et de figures). Cet enduit est un « gesso » de colle de peau et de blanc de craie, blanc gélatineux donc, passé tiède sur le support, et qui possède une onctuosité très tactile, douce, une certaine transparence, et laisse au séchage une surface mate. Pigments, fusain.