mardi 21 septembre 2010

Les figures de bas-relief








Les figures de bas-reliefs

Danse, diptyque, pigments et sable sur contreplaqué, 50x60 environ, 1987.

Bacchanale 1 à 4, pigments et sable sur toile, 165x150, 1987.

Enlèvement d'Europe; Centaure et nymphe, pigments et sable sur toile, 165x150, 1987.


Catégorie particulière de la sculpture, le bas-relief relève plus, il me semble, du pictural que du volume: les figures sont reliées à un fond, et la surface sculptée se regarde frontalement, comme un tableau.

Les reliefs antiques (sarcophages ou décors de monuments) avec leur figures déployées en frise sont le prototype d'une structure de composition classique, de Giotto à Poussin et à Cézanne.


Ces peintures reprennent les thèmes des peintures murales des années précédentes: l'enduit est métaphore du mur, et le non-peint signe du fragmentaire.

Une partie de la surface est recouverte d'un enduit de sable, agglutiné avec le même médium (acétate de vinyle) que les pigments: une matière entre l'enduit et la peinture.


lundi 13 septembre 2010

1987: Canéphores






canéphores : avril-mai 87


Prolongation de la série des "bustes" : des images doubles, avec enchaînement en frise, et une organisation colorée restreinte. J'ai cherché à ne plus représenter des fragments, mais à retrouver dans le motif même l'idée de fragmentaire, de morceau d'un ensemble.

Le motif (reprises: les Nymphes de Gougeon, les panneaux décoratifs de Braque) sont une référence directe à la thématique décorative, et affirment la continuité avec l'idée de muralité; le drapé est un effet de formes et de lignes abstraites (ou décoratives) qui « paraphrasent » le corps. Couleur: systématiquement, chaque tableau est construit sur les variations d'une seule teinte (pigment ou matière), ex: terre d'Ombre naturelle & brûlée. Ce qui permet de rendre sa densité au plan de peinture: non plus le clair-obscur (forme/lumière devant un fond/espace sombre) mais égale intensité du fond et des figures: idée de bas-relief plutôt que de masse. Le champ coloré s'arrête juste avant le bord, c'est à dire que le bord ne vient pas couper le plan de couleur; c'est à la fois faire jouer l'inachevé, le fragmentaire, et dire la stratification de la peinture, du support et de la surface.


vendredi 3 septembre 2010

Bustes, 1987.






Bustes (janvier à mars 1987)

5 peintures à la colle, fusain & pigments sur papier, 150x150 cm environ;


Peindre des fragments : J'avais déjà (carnets 84-86) déjà beaucoup dessiné de ces bustes antiques (Vénus et Néfertiti), d'abord parce que c'étaient des (beaux) corps, et aussi parce que vestiges: des fragments. (Il ne s'agissait plus d'une représentation fragmentée et lacunaire, mais de la représentation de fragments, de morceaux.) Enfin, ce sont des blocs, dont toutes excroissances (possiblement descriptives ou anecdotiques: les membres) ont été brisées : des sculptures "modernisées", en quelque sorte.


L'image double offre une possibilité d'extension, de dédoublement, à l'infini ... (au contraire du triptyque qui désigne le centre) : elle amorce une frise. C'est aussi une métaphore du dualisme qui traverse ma peinture : ancien/moderne, figure/fond, mur/tableau, etc.