lundi 27 avril 2009

Balises (2) (2003)










Comme dans un feuilleton où l'auteur suit un personnage puis le laisse, saute d'un lieu à un autre et déplace les séquences chronologiques, retour sur quelques ensembles de Balises. (Il y a une dizaine de ces ensembles, de 2003 à 2008).


Balises,
aquarelle, 25 cm x 18 cm, (carré 14 x 14), 34 feuillets, 2003.

Des photos documentaires choisies dans les Instructions nautiques sont mises en page selon ce qui deviendra un principe récurent: format carré, horizon au milieu, motif au milieu de l’horizon.
C'est le moment où j'ai découvert le potentiel pictural de ce motif, forme géométrique et figure minimaliste.

vendredi 17 avril 2009

Navigations (2)










10/
Navigations 2 (été 2000)


Mes différentes navigations, avec des routes et des conditions de vent variées, ont, selon le processus déjà décrit, rendus possibles de multiples propositions plastiques (pour certaines associées en suites) selon les situations successives d’un même parcours.

Les plages de couleurs, presque uniformes, sont juxtaposées, non selon un tracé rectiligne comme dans les Paysages de 96-97, mais animées et particularisées par un site (la carte) et une position, un regard, un mouvement.

La composition et le dessin étant établis, le choix des gammes colorées reste l’aspect le plus subjectif, et résiste à une caractérisation claire. Ce sont les "petites sensations " (Cézanne) produites par la lumière, la végétation, la mer, c'est-à-dire les éléments du "motif paysage", synthétisés et filtrés par des considérations plastiques (harmonie, contrastes, ...) et confrontées à une matériologie : les pigments, les pâtes colorées, les gestes, la stratification picturale : la "sensation" initiale, ne saurait être simplement ‘’enregistrée’’ mais doit être transformée par un "système du tableau"...

samedi 4 avril 2009

Navigations (1) (2000)










Navigations (été 2000)

acryl et huile sur vélin d'Arches,
7 peintures: 65x50 cm; & 10 peintures: 105x75 cm.


Travailler des notions liées au littoral : limites, franges ou bordures, traces, marques et repères, etc ..., et questionner une géométrie poétique de l'espace maritime (celui où, comme on lit dans un livre de marine : « ... ce n'est pas le vent qui change de direction, c'est le paysage qui tourne autour du vent ... »  )

Sur un principe que j'avais appelé « tableau-promenade » (pour un ensemble de Jardins réalisé en 95), l’espace est représenté par le plan (ici, la carte, le trait de côte) et le sens du déplacement réel dans l'espace détermine la composition.

Dans ces paysages côtiers, le vent est l’élément déterminant du motif, et les peintures sont organisées en reprenant la convention de manuels de navigation où le vent est généralement montré "soufflant" du haut de la page . La route suivie, par rapport à la côte et par rapport au vent (l’allure) est transcrite par l'inscription de la composition dans une forme présentant un côté incurvé, lequel arbitrairement désigne la direction possible (le cap), selon l’allure suivie. Le paysage (le trait de côte) s’inscrit alors dans la peinture, suivant le vent et la route .

Ainsi, "le paysage tourne autour du vent " .

mercredi 1 avril 2009

Les rives de l’Aven (2000)












Les rives de l’Aven

acryl et huile sur vélin, divers formats : 24x32 & 65x50 ;
18 peintures, dont 4 diptyques. (2000)


Printemps et été 2000: j'avais écrit un projet (pour une résidence aux Ateliers de Pont-Aven) qui faisait référence à une fameuse définition de la modernité en peinture née sur ces bords: la surface plane recouverte de couleurs ... ; cette surface du tableau, je voulais en organiser l'ordre et la composition en m'appuyant sur l'expérience singulière de l'espace (du paysage) rapporté à la surface, et à cette surface précise qu'est la carte.

Les rives de l’Aven: le tracé sinueux de la rivière divise la page en 2 ou 3 parties; le report (par calque) du dessin ouvre les séries de variations, de couleur ou de composition: en conservant la figure de l’Aven (le dessin des deux rives), ou ne retenant qu'une seule rive, ou les écartant au maximum du format, ou encore éventuellement sur 2 feuilles (diptyques). Un tracé rectiligne (mais manuel) limite les surfaces peintes, ménageant une marge plus ou moins large aux bords de la feuille. Et la figure de la ria est toujours orientée verticalement, Nord / Sud: l’axe de la promenade en suivant (en descendant ) l’Aven oriente le dessin depuis le proche, le départ de la promenade, (le bas de la feuille) vers le lointain (haut de la feuille).
Le proche et le lointain, ces modalités du regard et de la promenade, ces percepts de l'espace "béant", "en profondeur", sont rapportés à la surface peinte par une composition caractérisée par sa frontalité.