samedi 23 octobre 2010

architectures




La partie « monochrome qui évoque un mur est divisée par un schéma figuratif, qui renvoie à l'architecture. A l'architecture, non comme répertoire de motifs (les colonnes, les cariatides ...), mais comme dessin d'un espace; et sous la forme dont l'espace est dessiné par l'architecte : plan, coupe élévation.

La frise persiste, mais tend à l'effacement. (certaines figures "manquent", blancs); le dessin devient plus délié, montre un drapé plutôt qu'un corps; la couleur est un un gris d'addition, le "gris d'oubli"; cette frise, devenue anecdotique, n'apparaitra plus dans la série suivante.

Si le plan désigne avec évidence l'architecture, ce n'est pas une « imitation »: le motif devient comme une composition abstraite. La couleur est travaillée par recouvrements successifs, et le dessin apparait en « réserve », le trait est une frange étroite de la plage de couleur sous-jacente qui déborde (est préservée) ; c'est l'arrêt du champ coloré qui laisse voir, fait le dessin, comme un creusement de la surface.

La représentation de l'architecture se dédouble en 2 figures, historiquement et logiquement légitimées : le plan, projection absolument abstraite, et une silhouette , une vue frontale. Dans les tableaux, des raisons de composition imposent le choix d'échelles différentes. Ainsi, ces deux tableau éplacs cote-à-cote (diptyque) ne sauraient constituer une unité; d'où la nécessité de les situer autrement sur le mur, mais cependant ensemble : face à face, par exemple. Ce qui continue, à nouveau, une installation.

Emergence donc d'une scénographie, où l'accrochage des tableaux détermine un espace qui dépend d'eux, autant que de la salle qui les contient.

dimanche 10 octobre 2010

Frises et monochromes





(5 peintures, acrylique sur toile, 180x150, 1988-89.)

Reprendre ce qui est induit par la petite frise d'octobre sur un tableau "grand format", 180 x 150 cm:

Une suite de figures de petite taille, formant frise et groupées rythmiquement, est mise en situation, "installée", en haut d'un tableau qui devient ainsi métaphore du mur. La frise est peinte en noir et blanc (dessin au fusain et blanc plâtreux) sur un fond de couleur; la facture en est mesurée, les figures groupées selon différents rythmes.

La partie inférieure de chaque toile est déclinée en une série de monochromes, mais (ces surfaces ne sont pas autoréférentielles, minimalistes) la littéralité en est déplacée: ces monochromes sont des métaphores, comme des représentations du mur qu'ils recouvrent et qu'ils désignent.

Ces tableaux, rapidement exécutés, rassemblaient en un système pictural cohérent les contenus théoriques et plastiques ressassés depuis une dizaine d'années (le tableau / le mur; l'histoire / la modernité; l'abstraction / la figuration; le fragment / le système; etc...) .

Mais il s'agit alors plutôt d'une synthèse que d'une ouverture.


vendredi 1 octobre 2010

Frises



Frises


petits formats formant frise (plusieurs ensembles, 1987-88)

Ces frises sont composées de petits tableaux séparés; ce sont, non virtuellement mais concrètement, des « installations », qui entrent par l'accrochage dans un rapport affirmé avec l'architecture: au ras du plafond.


octobre 88: 4 tableaux, 33x24, vinyl, pigment, sable sur contre-plaqué.

Les 4 panneaux, petits mais épais (relief sur le mur) sont d'un dessin simple (noir de fusain / blanc), et décoratif (déformations), La figure est calée par 2 aplats: sable et rouge vif, d'où un espace ambivalent, et de multiples possibilités des enchaînements d'un tableau à l'autre.

Cette frise très courte, outre l'accrochage au ras du plafond et vu sa modeste dimension, 33 x 100 cm, invite à une désignation supplémentaire du mur: le peindre, ou compléter la frise par un monochrome, qui serait métaphore du mur...

D'où de multiples expériences.