dimanche 22 février 2009

Paysages (2006)










Paysages.
Balise carrée; Ciel clair; Ciel sombre; Ciel gris; Danger isolé; Horizon (gris clair); Horizon (noir, gris, blanc); Outremer; Ile.
ensemble de 9 tableaux: 27 cm x 27 cm, plomb et huile sur contre-plaqué. 2006.

Suite de tableaux sur contre-plaqué, de petits formats, qui suggèrent un paysage minimum: deux espaces égaux, frontaux, la ligne horizontale qui les articule valant pour horizon. Le "paysage" alors s'organise sur l'opposition d'une couleur dense, à la cire, et d'une feuille de plomb oxydée. Ou bien le plomb, matériau emblématique de la densité, devient la figure inscrite dans le paysage: balise, île, falaise.


Marines:

Le paysage est un lieu commun des explorations formelles de la modernité (de l'Impressionnisme au Paysagisme Abstrait et à l'Abstraction Américaine) ; mais l'art moderne, explorant les conditions de l'autonomie du médium, et théorisant son auto-référentialité, s'est construit contre le sujet: le paysage (comme motif) peut être le prétexte, pas l'objet de l'art. Sans prendre en compte une catégorie particulière (les « marines ») dans le genre « paysage », la peinture se montre comme peinture, et dans ce cas ne montre pas la mer ! Cependant, les oeuvres (et les concepts qui articulent ces oeuvres) font écho à, ou valent pour, comme métaphores, des perceptions ou des objets naturels, la mer par exemple (qui peut être perçue comme color field, et inversement).

C'est, alors, un lieu d'expériences personnelles: regarder la mer comme un tableau, "aller sur l'eau" (à la fois dans et hors de cet espace), peintures-promenades.

mardi 17 février 2009

Balises (2004)








Balises.
10 peintures, 2004.
Les Trois Pierres; Noire; Noire (la pluie); Cardinale Est; Cardinale Sud; Danger isolé; Noire et blanche.
acryl et tempéra sur vélin d'Arche, 65 cm x 50 cm, (carré 40 x 40).

Les balises de signalisation côtière - particulièrement les tourelles en tronc de cône maçonnées sur les roches en mer - ont des qualités plastiques méconnues. Qualités sculpturales, d'abord, par leur géométrie minimaliste, leur masse, leur échelle qui change selon la distance, le point de vue, l'approche. La structure des bouées et le "signal" qui les surmonte offrent des dessins variés, mais c'est surtout l'inscription graphique de la séquence verticale de la balise sur l'étandue horizontale ou la ligne de la côte qui m'intéresse. J'aime aussi les patines des matériaux, le viellissement ou les salissures qui nuancent et altèrent les couleurs franches du code, et surtout leur manière de s'inscrire, en blason, dans le paysage.

J'ai peint depuis quelques années plusieurs ensembles de ces balises; certaines séries plutôt descriptives ou pittoresques, d'autres – comme celle-ci – plus géométriques, recherches plus formelles associant le paysage (réduit au principe du "carré") et la présence d'une figure massive et générique.

lundi 9 février 2009

Marines (2003).





suite de la série de peintures:
Vilaine, Soleil, Ile, Horizon blanc.

Marines (2003).




Marines : 7 peintures,
acryl et tempéra sur vélin d'Arche, 65 x 50, (carré 40 x 40), décembre 2003.
Bateau, Porz-Even, Golfe, Vilaine, Soleil, Ile, Horizon blanc.


Le paysage en format carré.

Sur un principe déjà mis en place depuis quelques temps, et qui me porte toujours:
Soit un carré, l’horizon placé juste au milieu de la hauteur, et le détail ou le motif quand il y en a au milieu de cet horizon. Ceci pour obtenir, en tenant le « pittoresque » à distance, un espace plastique volontaire : une composition frontale, statique, minimaliste: affirmer ainsi la verticalité du support et la « modernité » du propos.

Méthode :
Dessin : Le papier velin supporte mal la gomme: le dessin doit être mis en place sans repentir. Le motif (j'en parlerai une prochaine fois) est donc dessiné à échelle 1 sur un papier de préparation, tracé linéaire simplifié, et est ensuite relevé sur calque, pour être reporté sur le support . Décalquer donne un dessin de mise en place distancié, simple, juste suffisant, ni maladroit ni virtuose: modeste. Le procédé invite à la multiplication, à la série, construite alors sur des écarts, des variations de couleurs.
La couleur d'impression donne la tonalité générale, et commence à « nourrir les dessous ». Les couches de couleur se superposent ensuite, pour constituer la chair de la peinture, selon de dessin, chaque teinte singulière, en a-plat ou modulée, s'élaborant par transparence et recouvements, jusqu'à atteindre un équilibre de l'ensemble et la densité voulue (plus ou moins calculée et préméditée, et avec confiance faite au processus, au travail).

mardi 3 février 2009