dimanche 31 janvier 2010

d'autres plans ...







d'autres plans...

l'atelier du XIII°: tempéra sur papier Arches, 63x90, 47 peintures, octobre à décembre 93.

la maison du Mans, (76x56, 8 peintures, 1995)

la petite maison d'Ouessant, (76x56, 11 peintures, 96)


Une architecture "mineure" : peu complexe, peu dessinée. Quitter le registre des grandes architectures classiques pour des formes simples, triviales même (comme les "Fabriques").

Le motif est un schéma du plan de l'atelier.

Il y a deux figures par format, soit 2 à 4 couleurs: par la réduction du nombre des couleurs et les rapprochements binaires, c'est une recherche d'accords simples

Le travail de la peinture ne se réduit pas à des « variations de couleurs » (ce qui peut se faire au plus simple, peinture acrylique passée au rouleau, par exemple). Mon attention, et le plaisir que je prends à cela, se porte plutôt vers la manipulation des pigments, la dimension tactile des supports, l'onctuosité ou la fluidité d'une tempéra, l'éclat d'une surface.


dimanche 24 janvier 2010

Salpétrière (3)



Morcellement: 2 ensembles, (sur le plan de la Salpétrière) :

8 tableaux (38x47), figure du pilier en plomb sur fond jaune de Naples, diamètre 190 cm, mars 94.

8 modules (20x60cm environ),(pilier, idem), toile marouflée sur carton, diamètre 240 cm, mars 94.


Ces ensembles sont accrochés au mur de manière rayonnante, reconstituant le plan du chœur (les axes cardinaux positionnés verticalement et horizontalement, en tenant compte du décalage angulaire de l'architecture) ; comme pour les jardins-polyptyques (1992), chaque élément est à la fois un objet et une figure, l’accrochage sur le mur constituant une nouvelle figure (et une composition dans l’espace).

Cette ultime version du schéma « Salpétrière » rejoue les questions du fragment et de la déconstruction du tableau, où la cohésion picturale se fonde sur un dispositif incluant le regardeur, l'objet peint, l'espace qui les relie.

dimanche 17 janvier 2010

Tondi (2)

Tondi

tempera sur papier vélin, 105x75 cm, 1992.


Le vélin d'Arches (papier généralement destiné à l'estampe) a un grain particulier, un toucher très doux, un aspect chaud et mat, et la qualité d'absorber la couleur. La tempera grasse (oeuf + huile) est choisie pour l'onctuosité de la peinture et de l'éclat de la couleur.

Le papier format grand-aigle (105x75cm) laisse une marge tout autour de la figure (diamètre 60 cm) , marquant ainsi l'autonomie de l'objet-peinture par rapport à l'image, comme par rapport à l'espace.

Ces peintures sont des variations sur un schéma géométrique. Ce sont des pièces exclusivement picturales, éloignées de toute expérience concrète de l'espace (il n'y a plus de confrontation avec l'espace d'exposition). D'où le choix de variations sur des projets de Ledoux (architecte, avec Boullée, de l'Utopie), qui sont de simples dessins, sans construction que l'on puisse visiter, pénétrer.



lundi 11 janvier 2010

Tondi (1)









7 tableaux,

peinture acrylique, sable, cire, sur toile, diamètre 160 cm, 1992.


Après les deux ensembles scénographiques (sur La Salpétrière), j'ai voulu, a-contrario, des tableaux solitaires, et même refermés sur eux-mêmes : qui ne dialoguent pas avec l'espace du spectateur. D'où les tondi: ce sont des anti-installations, des objets clos, des espaces autonomes, non relationnels, absolus .

Et qui sont aussi une réponse au « plan central » de l'architecture. L'association (tautologique) tondo + plan à symétrie centrale multiplie l'effet d'autonomie et d'isolement, de rayonnement du centre (effet de cible), et donc de perte d'échelle comme d'axe spatial (pas de verticale).

Les motifs sont des reprises de plans centraux classiques: Palladio, Bramante, Borromini, Mansart, Ledoux, ...) Lesquels plans sont souvent inscrits, dans des carrés ou des croix, d'où les écarts, les recadrages.



dimanche 10 janvier 2010