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Mires
paysages: ensemble de 20 petits tableaux, en diptyques, 16x24, cire et métaux sur toile, 1998;
mires: 4o variations sur un même schéma, tempéra sur Arches 24x32, 1997;
paravent: tempéra sur papier, 1993;
mire (le rideau jaune): tempéra sur Arches,20x30, 1996:
première tablette, 1996.
Si les peintures récentes relèvent clairement du genre « paysage », leur composition très minimale (deux aplats et une ligne) reprend le principe de juxtaposition de couleurs franches précédemment employé, mais verticalement, dans un ensemble intitulé « les mires », allusion à la très picturale première image des oeuvres vidéo.
Le point de départ en est un regard prolongé sur la peinture classique, qui est essentiellement tonale (en clair-obscur), et dont on a dit qu'elle n'était pas le fait de coloristes: or ces tableaux sont souvent vivement colorés, avec des rapports, dissonances ou accords étonnants . C’est vrai que le chromatisme n’y participe que peu au creusement de la profondeur, que le dessin y est prépondérant pour ce qui est de la distribution de l’espace et du mouvement des figures ; tandis que la couleur reste à la surface, donnant un effet de planéité et de frontalité, et constitue par là comme la modernité de cette peinture.
Prenant pour point de départ la « nomination » des couleurs (complétée éventuellement de qualificatifs ou de comparatifs, ainsi que d'indications sur leur étendue), j’ai voulu re-jouer les compositions, les enchaînements chromatiques de tels tableaux, ne retenant que des aplats saturés, juxtaposés latéralement et rythmés de largeurs différentes (comme les frise de personnages aux tuniques de couleurs vives dans les tableaux de Poussin). Ce passage par le langage isole le fait chromatique, lui donne une autonomie par rapport à la figuration, et amorce un (inévitable) déplacement lorsqu'il s'agit de retrouver, avec les pigments et la matière picturale, le souvenir figé dans les mots.
Si les peintures récentes relèvent clairement du genre « paysage », leur composition très minimale (deux aplats et une ligne) reprend le principe de juxtaposition de couleurs franches précédemment employé, mais verticalement, dans un ensemble intitulé « les mires », allusion à la très picturale première image des oeuvres vidéo.
Le point de départ en est un regard prolongé sur la peinture classique, qui est essentiellement tonale (en clair-obscur), et dont on a dit qu'elle n'était pas le fait de coloristes: or ces tableaux sont souvent vivement colorés, avec des rapports, dissonances ou accords étonnants . C’est vrai que le chromatisme n’y participe que peu au creusement de la profondeur, que le dessin y est prépondérant pour ce qui est de la distribution de l’espace et du mouvement des figures ; tandis que la couleur reste à la surface, donnant un effet de planéité et de frontalité, et constitue par là comme la modernité de cette peinture.
Prenant pour point de départ la « nomination » des couleurs (complétée éventuellement de qualificatifs ou de comparatifs, ainsi que d'indications sur leur étendue), j’ai voulu re-jouer les compositions, les enchaînements chromatiques de tels tableaux, ne retenant que des aplats saturés, juxtaposés latéralement et rythmés de largeurs différentes (comme les frise de personnages aux tuniques de couleurs vives dans les tableaux de Poussin). Ce passage par le langage isole le fait chromatique, lui donne une autonomie par rapport à la figuration, et amorce un (inévitable) déplacement lorsqu'il s'agit de retrouver, avec les pigments et la matière picturale, le souvenir figé dans les mots.









