



28 Jardins (2)
(2ème série, 1992)
"Versailles nord" :
Un plan peut être pris dans tous les sens, et demande à être orienté. Ici, subjectivement, je choisis l'itinéraire de ma promenade in situ comme direction principale, et place ce tracé dans l'axe vertical du tableau: ainsi, sur le plan sans profondeur, la direction suivie par la marche et le regard prend la place (et vaut pour) le rayon visuel principal (ou central) de la projection perspective; (le diptyque : aller et retour).
Le plan-paysage "tourne autour du regard." Double basculement spatial: horizontal/vertical et proche/lointain.
"Chantilly":
Le tableau est déformé en trapèze, le bord supérieur est oblique : c'est une anamorphose, de manière à ralentir ou accélérer, selon le sens, la perspective: un tableau pour un couloir.
"La Villette" :
Autre organisation, horizontale et panoramique, du diptyque (qui est la forme minimale du morcellement).
Jardin polyptyque:
Un tableau porte la moitié du plan, le motif est complété par des objets-tableaux fixés indépendamment sur le mur, qui ainsi devient le "fond" et achève la figure. Il s'agit ainsi de manifester l'écart entre l'image, qui est un lieu mental, et le tableau, objet concret de l'expérience. Du plomb matérialise l'eau du bassin: un matériau "sculptural", quand la peinture se fait objet.

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