vendredi 9 octobre 2009

24/ mires (2)









Mires: Tablettes (1997).

8 reliefs muraux, cire sur tasseaux de bois + étagère, h = 40 cm, largeurs variables.

Une « tablette » est un relief mural: c’est un tableau, et c’est un objet.
Un objet fractionné, morcelé (comme dans nombre de pièces antérieures), dont la cohésion est assurée par la tablette-socle, comme une ligne horizontale à hauteur de regard.
Un objet, en relief, dont la tridimentionalité est soulignée par l’appui des éléments peints sur un support et contre le mur ; c’est-à-dire que la peinture n’est pas parallèle au mur, tout en restant une chose frontale.

Ces peintures sont construites comme des interprétations de tableaux de maitres.
Dire la peinture, regarder plus attentivement en nommant et en notant les teintes. La composition, modulation articulée de surfaces et de tons, est ainsi ramenée à une suite réduite de couleurs, enchainement linéaire déjà induit par le langage.
(La « vérité en peinture » aurait été pour Cézanne une affaire de parole. Et je me souviens des « esquisses perceptives du tableau /la maison du pendu/ peint par Cézanne» faites par Rémy Zaugg.)

La largeur de chaque surface de couleur est modulée en fonction de l'importance de la teinte dans la composition considérée, de la tonalité restituée, des écarts, des proximités, des juxtapositions.
Les couleurs, littéralement, « se détachent » du fond. Les « tablettes » sont constituées d'un support étroit en bois brut, et d'un nombre variable de tasseaux peints, simplement posés.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire