mercredi 1 avril 2009

Les rives de l’Aven (2000)












Les rives de l’Aven

acryl et huile sur vélin, divers formats : 24x32 & 65x50 ;
18 peintures, dont 4 diptyques. (2000)


Printemps et été 2000: j'avais écrit un projet (pour une résidence aux Ateliers de Pont-Aven) qui faisait référence à une fameuse définition de la modernité en peinture née sur ces bords: la surface plane recouverte de couleurs ... ; cette surface du tableau, je voulais en organiser l'ordre et la composition en m'appuyant sur l'expérience singulière de l'espace (du paysage) rapporté à la surface, et à cette surface précise qu'est la carte.

Les rives de l’Aven: le tracé sinueux de la rivière divise la page en 2 ou 3 parties; le report (par calque) du dessin ouvre les séries de variations, de couleur ou de composition: en conservant la figure de l’Aven (le dessin des deux rives), ou ne retenant qu'une seule rive, ou les écartant au maximum du format, ou encore éventuellement sur 2 feuilles (diptyques). Un tracé rectiligne (mais manuel) limite les surfaces peintes, ménageant une marge plus ou moins large aux bords de la feuille. Et la figure de la ria est toujours orientée verticalement, Nord / Sud: l’axe de la promenade en suivant (en descendant ) l’Aven oriente le dessin depuis le proche, le départ de la promenade, (le bas de la feuille) vers le lointain (haut de la feuille).
Le proche et le lointain, ces modalités du regard et de la promenade, ces percepts de l'espace "béant", "en profondeur", sont rapportés à la surface peinte par une composition caractérisée par sa frontalité.

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