samedi 23 octobre 2010

architectures




La partie « monochrome qui évoque un mur est divisée par un schéma figuratif, qui renvoie à l'architecture. A l'architecture, non comme répertoire de motifs (les colonnes, les cariatides ...), mais comme dessin d'un espace; et sous la forme dont l'espace est dessiné par l'architecte : plan, coupe élévation.

La frise persiste, mais tend à l'effacement. (certaines figures "manquent", blancs); le dessin devient plus délié, montre un drapé plutôt qu'un corps; la couleur est un un gris d'addition, le "gris d'oubli"; cette frise, devenue anecdotique, n'apparaitra plus dans la série suivante.

Si le plan désigne avec évidence l'architecture, ce n'est pas une « imitation »: le motif devient comme une composition abstraite. La couleur est travaillée par recouvrements successifs, et le dessin apparait en « réserve », le trait est une frange étroite de la plage de couleur sous-jacente qui déborde (est préservée) ; c'est l'arrêt du champ coloré qui laisse voir, fait le dessin, comme un creusement de la surface.

La représentation de l'architecture se dédouble en 2 figures, historiquement et logiquement légitimées : le plan, projection absolument abstraite, et une silhouette , une vue frontale. Dans les tableaux, des raisons de composition imposent le choix d'échelles différentes. Ainsi, ces deux tableau éplacs cote-à-cote (diptyque) ne sauraient constituer une unité; d'où la nécessité de les situer autrement sur le mur, mais cependant ensemble : face à face, par exemple. Ce qui continue, à nouveau, une installation.

Emergence donc d'une scénographie, où l'accrochage des tableaux détermine un espace qui dépend d'eux, autant que de la salle qui les contient.

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