





St Luc 1 & 2, peinture vinylique sur papier marouflé sur toile, 140x200, 1979.
Piero 1 à 4, peinture vinylique sur papier, marouflé sur toile, 130x200, 1979.
Vont suivre durant plusieurs semaines des pages présentant mes travaux des années '80: c'est là, il y a plus de trente ans, la mise en place d'un espace de travail:
Faire des peintures, c'est alors construire le tableau dans la mémoire de la peinture, c'est travailler le rapport entre ce qui est présent et concret, et ce que cela montre ou dit.
Une série de travaux (de 1979) est basée sur un dispositif restrictif et fixe, travaillant en variations.
Axiome: l'espace, c'est le rapport entre les strates de peinture.
"La sédimentation qui fait reculer l'oeil fait avancer le regard, renversement du proche et du lointain, chiasme constitutif de l'effet de profondeur". (Pierre Arnaud)
Le découpage du support fait circuler des "bords intérieurs" et le support au coeur même de ce qui est donné à voir, et ainsi pose le fond, le dessous comme « limite »: ce n'est pas l'écran traditionnel, le "plan originel" (selon Kandinsky) où en toute neutralité serai reçue la peinture. La picturalité se nourrit et se constitue du "dessous" : le lieu est déjà du tableau.
Les bords se redoublent à l'intérieur du cadre, en un quadrillage où s'origine la surface. De grille (mise au carré) plaquée sur une surface, le quadrillage devient possibilité même de surface : échiquier.
Le marouflage final de ces carrés de papier peints font de la construction de la surface la première et la dernière opération picturale.
Puis la suppression du marouflage, qui fige les éléments peints en « tableau », et l'accrochage éphémère et mobile des unités sur le mur, vont inscrire la picturalité dans l'architecture. (1980)

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