


Tableaux pour le sol: (1995)
Des pièces circulaires, roues de bois, cerclées de fer, surface, légèrement bombées: (l'une, autonome, diam 90 cm; et un diptyque (de deux fois 70cm). La composition est basée sur des détails du plan de l'atelier: le travail de peinture doit contrebalancer le poids et la nature de l’objet.
Une figure en 2 parties de la galerie du Chai (bois, 1m2 environ).
Le sol
Remettre à plat ce que la peinture redresse.
Le tableau redresse l'espace à la verticale et le transforme en image. Contrairement à l'espace architectural, disponible et ouvert, l'espace pictural exclu le spectateur : on est toujours en dehors et en face d'une surface frontale et impénétrable.
Un tableau pour le sol doit être une sculpture plate. C’est à dire montrer sa réalité physique d’objet dans l’espace réel, celui de l’expérience, du spectateur. Contrairement à ce que définit le tabulaire, le spectateur n’est plus immobile et en face, mais mobile et tout autour. Ce travail du sol règle la peinture (pure visibilité) par rapport à l'architecture (espace ouvert, disponible), et au déplacement du spectateur (espace de visibilité).

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